L'ex-Premier ministre français Dominique de Villepin va être traduit en justice. Les magistrats le soupçonnent d'avoir participé dans le cadre de l'affaire Clearstream à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy.
La justice le soupçonne d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Sarkozy avec lequel il était en compétition dans la course à la présidentielle de 2007 en l'accusant avec d'autres personnalités de détenir des comptes occultes à la chambre de compensation Clearstream. Dans ce but, de faux listings bancaires avaient été adressés de manière anonyme à la justice entre mai et octobre 2004.
L'ancien Premier ministre avait été inculpé le 27 juillet 2007 de "complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel de vol et recel d'abus de confiance".
L'ordonnance doit être adressée ce mercredi aux cinq personnes inculpées et à la trentaine de parties civiles dans cette affaire, dont l'actuel président Nicolas Sarkozy.
Il nie les faits
Dominique de Villepin a réagi en fin de soirée. Il a déclaré que "rien ne justifie" un tel renvoi. "Rien ne justifie cette décision de renvoi" devant les juges. "Tout au long de l'instruction, la vérité des faits et du droit a été détournée au profit d'une seule partie civile qui est en même temps aujourd'hui président de la République", dénonce de Villepin.
"Je refuse toute instrumentalisation. Mon seul combat sera celui de la défense des principes pour la vérité et l'indépendance de la Justice", conclut-il.
Avec Belga