VIDEO | Rentrée de Bali, Yanina Wickmayer regrette que son nom soit associé au dopage alors qu'elle n'a jamais manqué un contrôle. Elle ira en appel.
«A deux heures du matin, là-bas, mon père m'a réveillée, en larmes. Ma réaction a dû secouer l'hôtel, j'ai pleuré deux jours, même le retour en avion a été agité, j'ai été malade», a dit Yanina Wickmayer qui s'est exprimée pour la première fois depuis l'annonce de sa suspension hier soir à la VRT.
Elle raconte encore : «En novembre et décembre 2008, je m'entraînais en Suisse, mon père m'accompagnait. Durant cette période, on m'a envoyé des recommandés. Comme je ne venais pas les chercher, ils ont été retournés à l'envoyeur, ce qui aurait dû interpeller. Est-ce une manière de fonctionner avec une jeune fille de 19 ans et les moyens de communication actuels ? En janvier, j'étais en Australie, ce sont les autres Belges m'ont parlé du nouveau système. En février, j'ai cherché sur internet, j'ai envoyé quelques mails, mais quand on change six fois les données informatiques... En juin, j'ai finalement appelé pour qu'on m'explique. Depuis, je suis en ordre, sans manquer un jour. Je trouve même que c'est un bon système, mais un peu d'accompagnement au début n'aurait pas été superflu. Je n'ai jamais manqué ou refusé un contrôle, j'en ai subi 10 ou 15 cette année. Je n'abandonne pas, on va se battre sur tous les fronts (belge, européen, TAS, selon son porte-parole) et je n'ai jamais dit que je quitterais la Belgique, bien que je me demande comment je vais vivre l'an prochain au cas où je ne pourrais pas jouer. Je reviendrai, même si ça doit être long. J'ai vécu pire (NDLR : adolescente, elle a perdu sa mère). »
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