Le CD&V ne veut pas être pris au dépourvu en cas de départ de Herman Van Rompuy à l'Europe. Marianne Thyssen, la présidente du parti, dit y avoir déjà réfléchi mais ne veut pas vendre la peau de l'ours...
"Tant qu'il n'y a pas eu de Sommet européen au cours duquel il aurait été demandé à Herman Van Rompuy de prendre la présidence du Conseil européen, nous n'avons rien à décider. La question d'un successeur éventuel (à Van Rompuy) n'a pas été abordée", a commenté lundi la présidente du CD&V à l'issue du Bureau.
"Le fait que le nom d'Herman Van Rompuy circule est un honneur pour le parti, pour le pays et pour lui-même. Mais tant qu'il n'y a pas d'offre précise, il n'y a pas lieu d'en parler", a indiqué Marianne Thyssen.
"J'y ai déjà réfléchi mais je ne m'exprime pas à cet égard", a-t-elle précisé.
Le souvenir de Dehaene
La présidente a qualifié en substance sa formation de parti raisonnable qui prendra ses responsabilités en temps voulu, rappelant la mauvaise expérience de Jean-Luc Dehaene qui, parti favori pour présider la Commission lors du Sommet de Corfou en 1994 avait finalement échoué face au veto britannique.
Favori dans la course à la présidence du Conseil européen, Herman Van Rompuy a été applaudi lundi au Bureau de son parti.
Avec Belga