Herman Van Rompuy ferait un bon dirigeant européen. C'est la conclusion d'un chercheur de l'Université d'Anvers, Tobias Van Assche, à l'issue d'une étude menée selon une technique d'analyse notamment utilisée par la CIA aux Etats-Unis.
Le chercheur a utilisé la technique américaine de "Leadership Treat Analysis", aussi employée par la CIA, pour déterminer le profil de leader de Van Rompuy. Il a étudié le choix des mots utilisés dans des interviews à la lumière de plusieurs paramètres.
Selon cette étude, Herman Van Rompuy agit comme un dirigeant "opportuniste" ou "collégial", selon le contexte. "Il est en général ouvert à l'information", peut être orienté vers une tâche ou focalisé sur le moral du groupe et respecte généralement les contraintes qu'il perçoit dans un certain environnement.
Internationalement, son but est de prendre l'avantage d'opportunités et de relations", précise le chercheur.
Le profil établit par cette étude confirme l'image de Van Rompuy comme une personne qui négocie pour résoudre les problèmes, sans être à la recherche d'un besoin personnel de pouvoir et de prestige. En tant que dirigeant, il tient toujours compte de son environnement et n'avance que quand il le pense possible.
Selon Tobias Van Assche, le Premier ministre est le type de leader qui correspond à la situation dans laquelle se trouve l'Union européenne, avec un besoin de quelqu'un qui peut traiter calmement de la crise économique et financière, de la "fatigue" suivant les élargissements et qui peut mettre en application le traité Lisbonne.
Avec Belga