Notre série : la mi-temps des communales. Aujourd'hui : Hotton.

La bourgmestre hottonnaise ff Françoise Jeanmart répond aux questions de la minorité.
1. En 2001, la minorité, suivie par l'ensemble du conseil communal, avait insisté pour mettre en priorité la création d'une zone artisanale et une maison de repos. Pour ces deux projets créateurs d'emplois et de services, la population n'a rien vu venir à ce jour... Pour la création de la zone artisanale de Bourdon, la commune a traité le dossier dans les meilleurs délais. Une convention de partenariat a été signée avec Idelux. Le dossier complet a été transmis au ministre Antoine en septembre 2008 en espérant bien qu'une décision serait prise avant la fin de la législature en juin 2009. Nous attendons toujours la réponse.
Pour la maison de repos, la procédure comporte tout d'abord une demande de principe pour l'octroi de lits. Nous avons constitué l'association Chapitre XII avec Érezée et obtenu lors du dernier Gouvernement wallon de la dernière législature un subside de 2,5 millions € pour une première phase. Un tel projet suscite de nombreuses réunions étant donné le coût important de cet investissement, la perspective à long terme et la complémentarité par rapport aux structures existantes.
Enfin, pour ce qui concerne la création d'emplois, le CPAS a développé divers services liés à la politique du 3e âge. On est passé entre 2000 et 2009 de 100 à 135 personnes.
De plus, l'emploi doit être réfléchi hors de nos frontières communales. La participation de Hotton à l'ASBL « Pays de Famenne » permet entre autre de dégager de nouvelles pistes afin d'offrir du travail à nos citoyens dans cet espace géographique.
2) Les revenus moyens des Hottonnais sont au plus bas (statistiques INS) ; les taxes communales très élevées ; la dette colossale (14 000 000 € si on compte tout) ; Compte courant de la commune négatif (perte de plusieurs milliers d'euros chaque mois)... Tout organisme ou entreprise dans la même situation serait en faillite ou sous tutelle. Qu'allez-vous faire ?Comme d'habitude, vous noircissez tellement la situation, qu'on ne saura bientôt plus lire vos questions...
Depuis le début de la législature, chaque année, nous avons terminé en positif ! Et ce sera encore le cas cette année malgré la crise mondiale que nous connaissons. Certes, la dette est importante mais elle finance du patrimoine et non du déficit. Cette dette, c'est également un capital pour le devenir de nos concitoyens qui nous l'estimons, ont droit à des infrastructures et des services de qualité. Les travaux d'égouttage de la commune ainsi que le plan « bois-énergie « sont des investissements réalisés dans le cadre du développement durable et d'un meilleur respect de l'environnement.
3) Hotton, ton commerce fout le camp et les décideurs de la majorité s'en lavent les mains, tout occupés qu'ils sont à emprunter pour acheter un véhicule électrique et sauver la banque des communes. Qu'avez-vous fait et qu'allez-vous faire pour redynamiser un centre qui se vide inexorablement de ses enseignes commerciales ?La majorité (NDLR. Dix PS et deux MR) ne se lave pas les mains du problème du commerce local. Si des commerces se ferment, c'est une réalité, mais pas uniquement sur Hotton. Nous vivons actuellement une crise profonde. En collaboration avec le syndicat d'initiative, un livret permettant de faire connaître et d'obtenir des ristournes chez les commerçants locaux a été remis aux nouveaux arrivants. Cette initiative sera renouvelée chaque année. La situation des commerces locaux est bien entendu tributaire des grandes surfaces et des grands pôles commerciaux comme Marche. La survie du commerce local passe par notre attrait touristique que nous avons très largement développé au cours de ces dernières années (le CIR, l'aménagement d'espaces conviviaux, la statue du « Chat »). Elle passe également par la création d'événements tels que le festival de La Semo, les Hottolfiades,... et par l'augmentation de la population locale.