Centre d'accueil d'urgence et d'hébergement, le Foyer familial célèbre ses cinquante ans. Les temps ne cessent de prouver son utilité.

En 1960, une ouvrière de miroiterie décide d'accueillir chez elle des jeunes mères célibataires. Depuis, les chiffres prouvent que le « Foyer familial » est indispensable, révélateur des problèmes de femmes précarisées, victimes de violences et en besoin d'un accueil urgent.
L'an dernier, elles ont été environ 250, avec ou sans enfants, à venir sonner à la porte du « Foyer familial », une maison de maître étonnamment profonde, avec jardin privatif au coeur de la Ville-Basse. En cinquante ans, le « Foyer » en a accueilli plus de 20 000, venues chercher secours et assistance, mais aussi une orientation, des informations, un « recentrage » social et psychologique qui les aide à s'en sortir.
L'immeuble, avec son espace jeux pour enfants, offre 65 lits, souvent pour une durée d'hébergement brève. Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, on peut sonner à la porte de la rue de Montigny, parfois en s'y faisant conduire par la Police, au bout de tensions conjugales, d'une crise ou de violences devenues insupportables.
Subventions trop maigresD'autres sont hébergées pour de plus longues périodes, le temps de reconstituer une existence au moins partiellement crevassée. Une équipe multidisciplinaire, faite d'éducatrices, de puéricultrices, d'assistantes sociales et d'une psychologue les accueille, selon les failles à combler, qui concernent parfois aussi des enfants mis en face des déchirements familiaux et qu'il faut soutenir.
Cela coûte, et le « Foyer familial » ne dispose que de subventions, évidemment trop maigres, de la Région wallonne. Elles doivent couvrir les salaires, l'entretien et la réparation d'un immeuble gourmand. Il faut d'autres ressources, et ce cinquantième anniversaire va être l'occasion d'en récolter.
Le 21 février à 16 heures, le Foyer organise un grand concert festif animé par l'ensemble instrumental Robert Tourneur, composé d'une soixantaine de musiciens issus des académies de musique, sur deux thèmes : le premier évoquera des visages de femmes, le second, l'oeuvre de Gershwin.
La journée sera aussi l'occasion d'un pari. Il y a vingt ans, le Foyer avait rassemblé un tapis de 1 138 000 pièces d'un franc, inscrit au Guinness Book. Cette année, il ambitionne de faire de même avec des pièces de 50 centimes d'euro.P.Mk.
Contacts au Foyer familial par courriel foyerfamilial@scarlet.be ou par téléphone au 071/32 48 98.