La Ville de Namur réfléchit à la possibilité d'un nouveau quartier jambois, autour du site d'Acinapolis. Date clé : le 1 er mars.
Cédric FLAMENT

Michel Houellebecq, l'écrivain, évoquait La possibilité d'une île dans son dernier ouvrage. La Ville de Namur, elle, pense à la possibilité d'un quartier sur Jambes. Comment, où, pour qui pour quoi ? Réponses.
1 Sur le site Acinapolis. On le sait, le complexe cinéma multisalles jambois, propriété de la famille Vanschel, a créé un nouveau dynamisme sur Jambes. Reste aux alentours de nombreux terrains inoccupés, en friche. Ils sont situés sur la zone contrôlée par Maurice Vanschel et ses filles, mais pas exclusivement. Un autre propriétaire privé est de la partie, ainsi que le CPAS de Namur et la SNCB.
2 Un nouveau quartier. Le projet défendu par l'échevin de l'aménagement du territoire Arnaud Gavroy est celui d'une « ville qui se recentre sur elle-même », donc d'une cité qui ne développe plus de projets de logements dans sa périphérie, mais qui donne la priorité à un réinvestissement de ses sites inoccupés en son sein, en son centre. Acinapolis est dans cette perspective un pôle majeur, une friche à soigner.
3 Du logement, des commerces. Un premier projet tombé sur la table communale au début de la législature envisageait la transformation des parkings avant et arrière du complexe Acinapolis en places publiques, obligeant le gestionnaire à investir dans du parking souterrain sans contrepartie financière en surface. « C'était inacceptable pour Monsieur Vanschel, et nous le comprenions », indique Arnaud Gavroy. De plans en plans s'est profilé le projet d'un nouveau quartier, comprenant de 200 à 250 logements. Mais, parce que le site est propriété de plusieurs partenaires privés ou publics, il faut négocier avec tout le monde. C'est le jeu délicat qui se vit aujourd'hui.
4 Remembrement urbain. En décembre dernier, le conseil communal votait à l'unanimité le lancement d'une procédure de remembrement urbain (lire par ailleurs), confiant le marché à l'Atelier 4-D, pour un montant de 40 000 €.
La première phase du programme urbanistique envisagé porterait sur la construction de 110 appartements, de six maisons et de 1836 m2 de commerces.
5 Pour le 1er mars. Où en est-on ?
Aux négociations avec les différentes partenaires. Le MET a déjà marqué son accord pour financer la fameuse collectrice urbaine, maillon fort du plan de mobilité jambois, qui passe par le site, le long des voies de chemin de fer.
La SNCB est aussi au balcon. Reste aux privés à donner leur accord. C'est évidemment la pierre d'achoppement : la famille Vanschel, légitimement, est prudente. Dans le même temps, plusieurs gros promoteurs actifs sur Namur ont déjà marqué leur intérêt pour le projet.
« La balle est donc dans le camp de la famille Vanschel, dit la Ville. Nous lui avons demandé de se positionner pour le 1er mars. »