Samedi, 411 enfants ont participé à la dictée du Balfroid . Le Hainaut bat des records, on enregistre un taux de réussite de 48 % : une performance !
Alice MARICHAL

Ce samedi, c'était l'effervescence à l'Athénée Royal Marguerite Bervoets de Mons. Plus de quatre cents enfants de sixième primaire y ont pris part à la demi-finale hennuyère de la dictée du Balfroid. Objectif : décrocher un ticket pour la finale nationale.
Liliane Balfroid, organisatrice et rédactrice des fameuses dictées, a choisi une main innocente afin de tirer au sort le texte visant à départager les enfants. Mieux vaut tard que jamais, samedi, le patron des écoliers était mis à l'honneur grâce au texte « Saint Nicolas, ce grand ami ».
Aux yeux de certains, la dictée semblait aisée, mais cadeau ou pas, les jeunes Hainuyers ont réalisé une belle performance. « Sur les 411 élèves présents, 199 ont été sélectionnés pour la finale, souligne Liliane Balfroid. Cela veut dire que l'on atteint un taux de réussite de 48 %. C'est exceptionnel, je ne me souviens plus avoir vu cela. D'habitude, on atteint les 20 à 25 %, pas au-delà. La dictée, était peut-être, en effet, un cadeau de Saint-Nicolas. Elle était plus facile, il y avait peut-être moins d'attrapes et moins de participes passés, mais c'est le hasard qui a voulu cela ».
Parmi les 199 qualifiés, quatre élèves ont réussi un sans-faute : Charlotte Blanchart, de l'école communale de Gozée, Léo D'Haucourt, de l'école Saint-Remy à Ecaussinnes, et Violette Martin de l'école communale de Mons. Quant à Noé Vanbroeckhoven, également élève à l'école Saint-Remy d'Ecaussinnes, il a été désigné champion provincial grâce à la dictée des dix mots complexes. Ce dernier est à la fois satisfait et étonné : ses nombreux efforts n'ont pas été vains ! « La dictée était plus ou moins facile. Je suis content car je pensais être qualifié, mais pas en première position. Je me suis beaucoup entraîné, avec le livre de dictées de Mme Balfroid. J'en faisais une par jour à la maison, et j'avais même imprimé les dictées préparatoires. C'est une belle récompense pour le travail accompli », explique le petit Noé.
La Wallonie picarde quand même bien représentéeSi l'on ne trouve pas de jeunes Wallons picards parmi les « zéro faute », quelques-uns (et davantage quelques-unes d'ailleurs) ont réalisé de belles performances. Comme quatre autres régionaux, Mathilde Thomas, de l'école Saint-Nicolas Notre-Dame de la Salette, à Tournai, n'a fait qu'une faute. « Je suis contente d'avoir participé. La dictée n'était pas très difficile. Durant une semaine, nous avions fait des dictées à l'école pendant la récréation, donc j'étais prête ».
Une trentaine d'autres ont commis deux, trois, quatre ou cinq fautes (le maximum pour prétendre à la qualification). Ainsi Sara Letot, de l'école communale de Stambruges, avoue trois petites erreurs d'attention. « J'étais un peu distraite et un peu stressée, explique-t-elle après l'annonce des résultats. Pour réussir sa dictée, il faut être calme et avoir confiance en soi. Moi, il me manquait le calme, je m'étais entraînée tous les jours, donc j'avais confiance ».