Jeudi soir, « Oscar et la dame rose », d'Éric-Emmanuel Schmitt était projeté en avant-première pour l'ouverture du FFE de Virton.
Magali DENONCIN

Jeudi soir, le 30e Festival du film européen de Virton s'est ouvert avec un film tout en douceur et en émotion. Oscar et la dame rose a séduit.
Il avait déjà été projeté un peu plus tôt dans la journée pour 150 habitants de Musson, pour la première fois dans le monde (lire ci-dessous).
Un film en avant-première à Virton, c'est exceptionnel.
André Cadet en a d'ailleurs remercié la directrice de Cinéart, société de diffusion, pour le prêt de cette bobine, car la sortie du film n'est prévue que le 9 décembre. Un vrai cadeau pour les cinéphiles virtonais.
« Virton, ville du 7e art », selon la ProvinceEn 1980 ont lieu les premières élections européennes. Pour marquer le coup, un appel est lancé pour l'organisation de manifestations sur ce thème.
Le Festival du film européen est la seule idée qui aboutira, grâce à aux couples Cadet, van den Ende et Freddy Mary.
Trente ans, 200 000 spectateurs et environ 1000 films plus tard, ils sont toujours là !
Pour marquer cet anniversaire on a découvert la fresque du 7e art offerte par la Province.
Il s'agit d'une toile illustrée des deux versions du cameraman, celle de Jojo van den Ende, créée pour le 1er festival, et celle de Palix, actualisée et colorisée pour le 25e.
En outre, la Province a décerné à Virton le titre honorifique de « Ville du 7e art ».
« Ce festival, le 3e plus ancien de la province, est un chef-d'oeuvre en soi », selon le député provincial de la Culture Philippe Greisch, « par la qualité de la programmation, par l'accueil, la chaleur et la richesse des sentiments humains partagés ici. » ajoute-t-il.
La commune elle aussi a tenu à fêter cet anniversaire : des drapeaux à l'effigie du cinéma sont disséminés dans la ville. Et le kiosque virtonais arbore fièrement, à deux pas du cinéma, une bâche illustrée des 30 affiches du festival.
Le mot de la fin à M. Cadet : « Tout reste à dire, car le cinéma européen se renouvelle sans cesse. Les thèmes sont répétés, mais jamais les émotions, qui sont toujours présentes dans les films du festival ».