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MICHEL PONCELET

« J'étais le seul à ne pas être parti en vacances »

À Villers-la-Ville, il a marqué le rôle de Barabbas qu'il a interprété à deux reprises, en 1987 et en 1996. Et l'an dernier, il jouait dans Le Bossu d' Éric-Emmanuel Schmitt. Michel Poncelet n'est donc pas un inconnu des ruines. Mieux, le Brabant wallon est son terroir depuis 15 ans. Habitant Jandrain, il a malgré tout quelques dizaines de kilomètres à parcourir pour arriver à Villers-la-Ville, où il répète tous les jours depuis mercredi dernier.


Vers l'Avenir Brabant Wallon

Quand avez-vous appris que vous alliez remplacer Pascal Racan dans le rôle d'Harpagon ?C'était le 13 juin. Patrick (de Longrée, le producteur, NDLR) m'a téléphoné, catastrophé. Il avait appris la veille que Pascal Racan devait se faire opérer du dos d'urgence. Il avait fait une liste avec ceux qui n'étaient pas à Spa, à Avigon ou ailleurs. J'y figurais après De Niro et Costner, mais ils ont refusé. Moi, ça faisait 30 ans que je n'avais plus pris de vacances et j'avais décidé d'en profiter pour épouser ma femme cet été. Mais voilà...Vous avez déjà joué Harpagon en 2003, pour la Tournée des châteaux avec le théâtre des Galeries. Ça vous aide ?Ce n'est pas du tout la même approche du point de vue de la mise en scène, mais il me restait quelques bribes de texte en mémoire. Disons que je l'avais déjà en bouche. Mais pour moi qui aime arriver aux répétitions en connaissant déjà mon texte... j'ai été gâté. J'ai essayé de ne pas m'angoisser, et j'ai mis celle que je devais épouser au travail pour me donner la réplique. Gildas Bourdet est Français, vous le connaissiez ?Non, nous ne nous étions jamais rencontrés. Cette rencontre est un accident. Mais nous sommes tous les deux amoureux de l'univers de Molière et nous nous sommes immédiatement compris.

Gildas est un vrai directeur d'acteurs. Il sait ce qu'il veut. Parfois, il me tape un peu sur les doigts et il me fait une proposition, mais c'est très bien ainsi. Je trouve que ça manque en Belgique, des gens qui dirigent les comédiens.

Vous le voyez comment, votre Harpagon ?C'est un grand malade. Il ne pense qu'au pognon. Il n'a rien compris, même à la fin de la pièce. Il est fou, il faut l'arrêter tout de suite. Et ce n'est pas une caricature, un personnage comique. Non, c'est un portrait. Un type qui a un rapport déviant à l'argent et qui n'en sort pas.

Harpagon est sur scène du début à la fin. C'est un rôle difficile à tenir ?C'est surtout un texte difficile à approcher. Là, je suis content d'être dans les ruines pour la deuxième partie des répétitions. Je les connais bien et j'aime cet endroit. On va devoir travailler dur. A. Bil.


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